Créer des contenus digitaux plus rapides, plus performants et plus économiques à destination des marques

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Interview Adrien Larripa, co-fondateur de 140 Studio : Orès lance son studio de snack content, le 140 Studio.

#JaimeLaCom

Lancé début 2022, 140 Studio compte déjà une quinzaine de collaborateurs en France et au Vietnam et accompagne aussi bien des marques comme Transavia, Saint Maclou que des DNVB comme Wallers ou Hellowall dans la production de leurs contenus. Co-fondé par Adrien Larripa, ex-CMO chez Chefclub, la force de 140 Studio repose sur la capacité de l’équipe à pouvoir produire des contenus créatifs et de les exécuter parfaitement pour optimiser leur performance sur les plateformes média, en organique et en paid.

Notre objectif est de pouvoir accompagner nos clients dans leur stratégie de contenus pour qu’ils s’approprient ces outils et puissent les exploiter dans leur intégralité.

Adrien Larripa, co-fondateur de 140 Studio

Culture RP a demandé à Adrien Larripa, co-fondateur de 140 Studio de nous éclairer sur sa vision métier.

Quelles sont les ambitions affichées et la vision de 140 Studio ? 

Nous avons une ambition : accompagner nos clients dans la mise en place d’une stratégie de contenus ambitieuse, qui représente encore un défi dans la transformation digitale de beaucoup d’entreprises. Nous avons aussi un objectif chiffré clair : atteindre les 10M€ de CA d’ici 3 ans !

Le lancement de 140 Studio répond au besoin des marques de diffuser plus de contenus, plus régulièrement, sur l’ensemble des canaux de diffusion qui existent aujourd’hui, à destination de leurs cibles. Lorsque j’étais annonceur, j’ai travaillé sur ces sujets sans trouver d’offre qui réunisse la production de contenus performants et la cohérence de marque : beaucoup d’agences se contentent de proposer du scroll stopper sans se poser la question du message global de la marque, de ses valeurs. Avec 140 Studio, nous construisons une stratégie de contenus en cohérence avec le territoire de la marque, et nous assurons la production nous même pour en garantir la qualité.

Quel est votre meilleur souvenir d’accompagnement client et pourquoi ?

Nous avons beaucoup de très bons souvenirs avec nos clients ! Je pense à Quechua par exemple. Ils nous ont mis au défi dès notre première collaboration, avec un contenu très spécifique à concevoir, à produire et à livrer en seulement quelques jours. La collaboration a été incroyablement fluide et nous avons relevé le challenge presque sans forcer…  C’est un vrai exemple pour nous de l’expérience qu’on veut garantir à nos clients. 

On peut aussi citer l’exemple de Transavia avec qui la collaboration ne cesse de croître. Nous avons au départ été sollicités pour notre réactivité sur de petits projets, puis nous avons eu l’occasion de démontrer notre créativité et nous avons aujourd’hui des projets chaque semaine avec eux ! 

Quels sont les tendances qui ont permis à l’avènement du snack content en France ? 

Le snack content est la résultante de l’avènement du mobile et des réseaux sociaux : le format n’est donc plus une nouveauté mais l’explosion de Tiktok, l’amélioration du réseau avec le déploiement de la 5G a permis de démultiplier l’inventaire du snack content sur les plateformes, en particulier en format vidéo qui représente aujourd’hui plus de 80% des contenus consommés chaque jour.

Aujourd’hui il doit être considéré comme un outil conversationnel pour les marques : la durée de vie d’un contenu ne cesse de se réduire (il était de 3 semaines en moyenne sur Facebook, 15 jours sur Instagram et on arrive à 7 jours avec Tiktok…), en revanche il est de plus en plus interactif et permet d’engager les utilisateurs.

C’est donc normal que la production de ce type de contenu explose, et que les marques établissent désormais de vraies stratégies pour conquérir ce territoire.

Les algorithmes des plateformes sociales sont-ils une contrainte ou une opportunité pour les marques ? Et pourquoi est-il nécessaire de passer par une agence pour développer son contenu pour maximiser l’engagement ?

Depuis quelques semaines, nous avons beaucoup de marques qui nous sollicitent pour les accompagner dans leur stratégie Tiktok et Reels insta. La confrontation ouverte entre les 2 plateformes crée une énorme opportunité pour les marques qui ont une chance unique de prendre une place qui ne sera sans doute plus disponible dans quelques années. C’est donc le moment d’investir et de mettre en place une vraie stratégie pour trouver SA place sur chacune des plateformes.

De ce point de vue, nous permettons aux marques de gagner un temps précieux dans leur réflexion : nous sommes là pour accélérer leur courbe d’apprentissage et maximiser leurs performances.

Selon vous c’est quoi le why d’un influenceur ?

C’est une question amusante, et je pense que les valeurs, les “drivers” et donc le why vont varier d’un influenceur à l’autre. En revanche, je trouve intéressant de distinguer les influenceurs et les créateurs de contenus : les influenceurs mettent en scène leur vie avec un objectif de célébrité, c’est une dynamique comparable à la télé-réalité. Les créateurs de contenus ont un talent créatif, ils développent des formats, travaillent l’écriture et le montage… Du coup, le why d’un créateur de contenu pourrait être quelque chose comme “Raconter des histoires, développer la curiosité”.

Qu’est-ce que le web3 va changer dans nos pratiques conversationnelles pour les marques dans leur relation avec les consommateurs ?

Le Web3 porte de nombreuses promesses, et une idée de meilleure répartition de la valeur, de décentralisation des pouvoirs. Du point de vue des marques, cela va permettre de mieux valoriser le talent et l’engagement des consommateurs grâce à l’émission de tokens qui donnent accès à des avantages ou des événements exclusifs.

Beaucoup de marques, en particulier dans le luxe, s’intéresse aussi aux métaverses qui représente une nouvelle dimension dans laquelle les consommateurs et les marques pourront interagir, et où tout reste encore à inventer.

On pourrait dire que grâce au snack content, la créativité sera au rendez-vous de nos émotions publicitaires, une interaction du vivant démultipliés par les formats en fonction de la singularité de chacun. Sommes-nous rentrés dans un nouvel âge d’or pour les marques où la beauté accompagnera un vivre ensemble responsable qui se veut être apaisé et soucieux du collectif ?

Il est certain que les marques aujourd’hui ont un rôle qui dépasse leur ambition industrielle : leur impact sociétal les oblige et les consommateurs exigent qu’elles s’engagent pour le bien commun. Dans ce contexte, la stratégie de contenus et le snack content en particulier sont des outils puissants pour proposer une vision du monde et de notre société qui rassemble et qui fédère autour de valeurs positives et constructives.

Je pense donc que nous vivons un nouvel âge d’or pour les marques qui ont une occasion unique d’affirmer leurs convictions, de continuer à inventer et de prendre leur part dans la construction du monde de demain.

Si vous aviez un conseil à donner à un DirMarCom ce serait lequel ?

J’ai eu l’occasion de porter le costume du CMO, je sais à quel point c’est un rôle intense et passionnant. Je n’aurais donc pas de conseil général à donner, mais je serai toujours disponible pour discuter de sa stratégie de contenus, comment il l’envisage, quels objectifs il s’est fixé et les moyens dont il dispose pour les atteindre. C’est un sujet qui a beaucoup évolué ces dernières années, et qui accélère depuis quelques mois, il ne faut pas rater le train !

Marc Michiels

Marc Michiels

Rédacteur en chef : Donner la parole à l’autre sous la forme d’une tribune, une interview est en quelque sorte se donner à lire, comme une part de vérité commune… / Retrouvez-moi sur LinkedIn

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