Le mag Silhouette, un éloge à l’imaginaire

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Interview Thomas Aïdan, CEO Aedon Group / Directeur des rédactions La Septième Obsession et le mag Silhouette.

#JaimeLaPresse

Raconter des récits humains et sensibles. Transmettre une idée du luxe, cultivée, élégante, en rendant hommage au patrimoine immatériel et extraordinaire que représentent les métiers d’art et le savoir-faire dont ils sont l’héritage. Voilà cette vision que souhaite incarner le nouveau magazine Silhouette – en kiosque le 22 février 2022 -, tout en célébrant la nouvelle scène de la mode contemporaine, au plus près des créateurs et de la création. Tous les 3 mois, Silhouette, regroupera de nombreux sujets divisés en 12 rubriques graphiques, textuelles, oniriques. Et ils feront la part belle à la créativité et à la création.

Culture RP a voulu en connaître davantage sur l’ambition de Thomas Aïdan, CEO Aedon Group / Directeur des rédactions La Septième Obsession & Silhouette. Nous souhaitons à ce nouveau magazine un voyage extraordinaire dans la complexité du monde, qui sans nul doute saura nous rendre meilleur et plus enclin à nous interroger sur la beauté de la création de la nature et des êtres vivants qui partagent une même vision : faire vivre ensemble toutes ces singularités dans ces espaces merveilleux, entre authenticité et modernité !

Thomas, comment passe-t-on de rédacteur en chef de La Septième Obsession, revue critique de cinéma et des séries à votre nouvelle fonction ? Je suppose d’une part qu’il y a forcément beaucoup de préparation. Que s’est-il passé dans votre tête à ce moment-là ? Et d’autre part, que vous vous êtes entouré d’une équipe talentueuse et dont vous avez toute la confiance !

C’est le même métier à vrai dire, cela nécessite la même exigence. Il faut être curieux, inventif, à l’écoute. Le métier de rédacteur en chef est particulièrement prenant parce qu’il nécessite d’être toujours au cœur des choses. Pour vous répondre avec un peu plus de précision, l’approche éditoriale d’un magazine sur le cinéma est assez différente de celle abordant des sujets autour du luxe ou de la mode. Malgré tout, les ponts entre les deux disciplines sont réelles, et quand on aime le cinéma, on aime aussi le vêtement, le costume, la joaillerie. Tout fait partie d’un ensemble qui me semble cohérent.

Évidemment, pour Silhouette, il a fallu élargir notre rédaction. Nous nous sommes entouré(e)s d’une styliste, de journalistes mode, mais pas que. Nous souhaitions également donner la parole à des illustrateurs et illustratrices, à des talents de la littérature… la mode est un domaine qui est particulièrement populaire, mais on parle rarement de sa réelle substance, de ce qui fait sa singularité. Donc, mon travail ne diffère pas tellement. Il est tout simplement nécessaire d’être sensible à ce qu’on nous raconte et d’être promouvant pour développer des sujets.

Pour votre numéro 1, le choix éditorial s’est porté sur le Japon, dont la couverture par l’artiste Pierre Mornet en est la très belle illustration. Pourquoi cette évocation des sens à mettre en signe cette singularité du beau ?

Nous souhaitions proposer une autre forme de presse mode, plus sensorielle, plus aventureuse, et plus romantique aussi. Le monde contemporain est très froid, très distant, et après ses années Covid, il nous paraissait important d’offrir du voyage, du rêve et de l’élégance, d’où ce premier numéro aux couleurs du Japon, avec cette couverture joyeuse, libre et colorée ! Pierre Mornet est un génie, nous sommes si heureux qu’il ait accepté de réaliser cette première couverture. Avec Silhouette, notre ambition, aussi grande soit-elle, est de remettre le beau au centre de tout.

Pourquoi avoir choisi le photographe japonais Takay pour présenter en une trentaine de pages magnifiques, sensorielles et féériques, la magie et l’imaginaire d’un Japon sublimé ?

C’est notre productrice japonaise, Hiromi Otsuka, organisatrice la grande série mode à Tokyo pour ce premier numéro, qui a nous proposé plusieurs noms de photographes. Nous avons tout de suite été conquis et émerveillé par le travail sublime, magnétique et incarné de Takay. Là aussi, c’est un tel honneur qu’une telle pointure accepte d’ouvrir le bal de Silhouette. Ce n’est pas seulement une Fashion Story, c’est une réelle balade onirique au Japon, ces images racontent une histoire, une émotion… c’est si puissant.

Le secret de Silhouette est de raconter des histoires autour de la fabrication du luxe. Pour ce premier numéro, Guerlain ou l’exception en héritage, la broderie lumineuse chez Chanel ou encore la longue tradition de l’indigo dans un atelier spécialisé sur l’île de Shikoku… Racontez-nous les coulisses de ses reportages. Et in fine ce que vous avez voulu mettre en évidence, entre fond et forme ?

Notre volonté est de remettre au goût du jour les Métiers d’Arts, accompagner les Maisons qui essayent depuis longtemps de leur redonner toutes leurs lettres de noblesses. À l’heure de la désincarnation digitale, il nous semblait essentiel de montrer le travail, non pas en une colonne, mais sur une dizaine de pages, de ces petites mains dans ces ateliers de couture ou de parfumerie. C’est si beau à voir, et à transmettre. Si l’on peut un seul instant donner envie à quelqu’un de se lancer là-dedans, ou simplement d’éveiller les gens au savoir faire des Maisons, alors ce sera un pari gagné !

Le 1er numéro fait aussi la part belle à la modernité en demandant à plusieurs écrivains, artistes, dessinatrices, de donner leur vision du luxe. Comment s’effectue au sein de la rédaction cette sélection ?

C’est très organique à vrai dire ! On marche au coup de cœur. Rien de bien sorcier.

Plusieurs journalistes ou écrivains ont la parole pour répondre à ces questions brûlantes : Un vêtement a-t-il un sexe ? J’ai envie de vous poser cette question qui me taraude. Silhouette n’est-il pas un acte d’amour universel et où le plaisir et le désir ne font plus qu’un ?

Je ne l’aurais pas dit ainsi, mais allons-y !

En tout cas, c’est ce que nous essayons de faire, de sortir des sentiers battus, de cette froideur clinique qui envahit nos existences, et de proposer un objet de presse qui redonne un peu de joie, de plaisir et d’universalité. C’est étrange, parce que lorsqu’on parle de mode, on dit souvent qu’elle est éphémère, alors que la mode que j’aime le plus, celle de Gabrielle Chanel par exemple, et notamment le travail de Virginie Viard aujourd’hui, elle me paraît à la fois de son temps, et en même temps complètement intemporelle. La grande mode ne se démode jamais, elle parle à l’essence même de ce que nous sommes.

Thomas, que nous réservez-vous dans le prochain numéro : la paix ne pourrait-il pas être le fil conducteur, dans ce monde, qui chaque jour est en somme un équilibriste qui se joue de l’ombre et de la lumière ?

C’est une belle chose la paix, et on espère qu’elle reviendra vite dans ce monde de plus en plus tordu. Je ne peux rien dire encore sur le prochain numéro, mais il sera lumineux, très lumineux.

Merci Thomas pour cet éclairage et à Rachel Hemet, Attachée de presse à l’Agence La boutique RP.

Marc Michiels

Marc Michiels

Rédacteur en chef : Donner la parole à l’autre sous la forme d’une tribune, une interview est en quelque sorte se donner à lire, comme une part de vérité commune… / Retrouvez-moi sur LinkedIn

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