3ème édition du Prix du Livre Cogedim Club

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Interview croisée de Jérôme Navarre, Directeur général de Cogedim Club et Florence Batisse-Pichet, Fondatrice de l'agence de communication éditoriale Chemin Lisant.

#JaimeLaCom

La lecture, le livre, les mots sont l’essence même de notre liberté face à un monde, qui ne sait choisir entre ombre et lumière. Il est de tout temps – pour chacun d’entre nous -, un espace de dialogue, d’écoute, de transformation, d’apaisement, d’imagination qui permet de vivre ensemble ; un temps apaisé, une respiration dans la vision harmonieuse de partage et de la paix : celui du monde des livres et de ces voyages intérieurs.

En 2020, Jérôme Navarre, Directeur général de Cogedim Club a créé le Prix du Livre Cogedim Club qui distingue des romans et récits francophones où la famille et la transmission sont au cœur de l’intrigue. Une très belle intention et attention envers ceux, nos aînés, qui ont à cœur de mettre la lecture, l’évasion et le partage au centre de leurs relations entre résidents, mais pas seulement ! Ce prix est ainsi obtenu par le vote des clubs de lecture mais aussi par celui d’un jury d’exception ! Les lauréats des éditions précédentes ont été en 2020, Anne Icart, Lettres de Washington Square (Robert Laffont, janvier 2020) et Olivier Mak-Bouchard, Le Dit du Mistral (Le Tripode, août 2020) en 2021.

 « Créer un esprit de famille au sein de nos résidences est la valeur centrale à laquelle nous sommes attachés, nos équipes en font un défi quotidien. Parmi les animations qui sont proposées à nos résidents, les livres occupent une place essentielle avec des bibliothèques aménagées dans nos résidences. Au-delà d’un moment de détente, la lecture est indissociable du partage. Depuis deux ans, nous avons ainsi mis en place des clubs de lecture pour que nos résidents puissent échanger sur leurs lectures. Cela représente environ 300 personnes, dont la plupart constituent des noyaux de fidèles passionnés. Aussi, nous avons eu envie de créer un événement festif et médiatique en point d’orgue de ces clubs à travers la création d’un prix littéraire. Celui-ci récompense un roman ou un récit en langue française, sur le thème de la famille et de la transmission, avec une dotation de 5.000 euros » – Jérôme Navarre, Directeur général de Cogedim Club (source : presseedition.fr).

Chaque mois, dans les résidences Cogedim Club sont présentés plusieurs livres qui tournent autour d’une même thématique, mais de nature variée (roman, poésie, voyages, culture…) ; une fiche de présentation et une fiche discussion permettent alors de nourrir des échanges et des débats animés entre résidents ! À l’issue d’une première sélection issue des 300 participants aux clubs de lecture, trois titres parmi six, se sont démarqués en 2022 : David Diop pour La porte du voyage sans retour (Le Seuil, août 2022), Mathias Malzieu pour Le guerrier de porcelaine (Albin Michel, janvier 2022) et Elena Piacentini pour Les Silences d’Ogliano (Actes Sud, janvier 2022).

Prochaine étape en octobre, avec le vote du jury présidé par Brigitte Fossey. Celui-ci se réunira lors d’une délibération filmée au cours de laquelle les membres voteront pour le lauréat. Elle sera diffusée le 18 octobre, lors de la cérémonie officielle, organisée le même jour dans les 28 résidences. Le jury est composé de personnalités de renom comme Éric Bouhier (écrivain) ; Élodie Fondacci (journaliste) ; Philippe Grimbert (écrivain et psychanalyste) ; Francesca Mantovani (photographe) ; Delphine Peras (journaliste) et Pascale Senk (journaliste et auteure de haïkus).

C’est donc tout naturellement que Culture RP a souhaité poser quelques questions à Jérôme Navarre, Directeur général de Cogedim Club et à Florence Batisse-Pichet, Fondatrice de l’agence de communication éditoriale Chemin Lisant – Une plume, des livres et de nous en dévoiler tous les secrets.

Quels sont l’ADN, les valeurs et les missions du groupe ?

Créer un esprit de famille au sein de nos résidences est la valeur centrale à laquelle nous sommes attachés, nos équipes en font un défi quotidien. Parmi les animations qui sont proposées à nos résidents, les livres occupent une place essentielle avec des bibliothèques aménagées dans nos résidences. Au-delà d’un moment de détente, la lecture est indissociable du partage. Il se trouve que l’un des thèmes récurrents dans nos sélections de livres, très présent dans la littérature, celui de la famille et de la transmission, fait écho aux valeurs intrinsèques de notre marque et à « l’esprit maison de famille » qui nous caractérise.

Quel est le bilan des trois éditions du Prix littéraire Cogedim Club et souhaitez-vous donner une impulsion différente et enrichie pour le prochain prix ?

Depuis trois ans maintenant, nous avons ainsi mis en place des clubs de lecture pour que nos résidents puissent échanger sur leurs lectures. Cela représente environ 300 personnes, dont la plupart constituent des noyaux de fidèles passionnés. Aussi, nous avons eu envie de créer un événement festif et médiatique en point d’orgue de ces clubs à travers la création d’un prix littéraire. Cette année, nous avons eu à cœur d’impliquer encore davantage, les résidents, en invitant quatre ambassadeurs/ices à assister au tournage, à huit clos de la cérémonie du Prix du Livre 2022, en présence du jury composé d’écrivains, de journalistes et présidé par Brigitte Fossey. A terme, nous souhaiterions également impulser l’ouverture de nos résidences sur le quartier, afin de faire participer seniors du quartier, familles et librairies partenaires.

Comment s’inscrit cet événement littéraire dans vos actions plus larges au sein de votre communication ?

Selon une récente étude menée par l’université de Yale auprès de 3 000 bibliophiles, la lecture améliore l’empathie, la sensibilité et développe l’intelligence émotionnelle. L’étude montre également que la lecture allonge l’espérance de vie de 2 ans. C’est l’activité n°1 plébiscitée par les seniors pour garder la forme. C’est donc venu tout naturellement pour nous d’organiser cet événement littéraire qui représente un moment fort de notre communication et un véritable axe différenciant pour nos clients.

Quels sont les 3 livres qui ont changé et influencé votre vie ?

Les Racines du Ciel de Romain Gary ;
L’Insoutenable Légèreté de l’Être de Milan Kundera ;
Le Mépris d’Alberto Moravia.

Qu’est-ce qui fait la singularité, la force et le dynamisme de votre agence, en un mot l’attraction pour l’écrit et l’image au service des entreprises, des marques ? En quoi, celle-ci est essentielle pour nos métiers de communicants ?

De mon parcours littéraire, étayé d’une expérience de 15 ans des relations publiques, j’ai voulu faire un atout, voire une singularité. C’est pourquoi, j’ai imaginé une agence à mon image, autour de mes deux passions : l’écriture et les livres. Chemin Lisant propose des missions de plume – je privilégie ce terme à celui de contenu –, qu’il s’agisse de concevoir un livre ou un magazine d’entreprise, un dossier de presse, un discours, ou tout autre support. Et pour révéler le pouvoir créatif de chacun, à travers les mots, j’aime concevoir des ateliers d’écriture sur-mesure lors de séminaires par exemple, permettant de fédérer les équipes autour d’une réalisation commune. Enfin, faire vivre le livre et le défendre, cela passe par de la direction littéraire pour des salons du livre ; la programmation et l’animation de causeries, de conférences et l’organisation de prix littéraires, comme celui qui m’a été confié par Cogedim Club et son partenaire Grand Mercredi.

Chemin Lisant accompagne Grand Mercredi, partenaire du Club de lecture Grand-Parent & Résident. Éclairez-nous sur l’organisation, votre partenariat sur cet événement, et la remise du prix qui se déroulera au mois d’octobre ?

La période du Covid-19 a été l’occasion de nous renouveler dans nos pratiques. En l’occurrence pour l’organisation du Prix du Livre Cogedim, dont la 1ère édition a eu lieu en 2020, l’impossibilité de réunir le jury en amont pour cause de confinement, nous a permis d’imaginer une délibération du jury filmée, que nous avions alors pu partager en direct avec les résidences, grâce à une retransmission par les réseaux sociaux Facebook et Instagram. Depuis, nous avons adopté le principe d’une délibération enregistrée. Celle-ci est ensuite partagée, autour d’une même date : chaque résidence organisant sa propre cérémonie, incluant cette projection. Ce format façon plateau télé de 45 min permet aux résidents d’assister, en toute transparence, aux échanges entre les membres du jury et au vote final.

« Ose penser par toi-même » est connue pour être la devise des Lumières selon Emmanuel Kant. Que conseilleriez-vous à tout un chacun, qu’il soit DirMarCom, membre du Comex… qu’il souhaite mettre en mot la raison d’être d’une marque, des histoires d’engagements, une histoire à lire, la complexité du monde dans la lumière du regard des autres ?

Dans l’époque qui est la nôtre, en prise avec la révolution numérique, le pouvoir des GAFAM et celui des réseaux sociaux, les dirigeants et managers doivent plus que jamais insuffler un cap, donner du sens et responsabiliser leurs équipes. Bref, penser autrement ! L’expression anglaise est à cet égard significative : Think outside the box! Rien de mieux que les livres et la marche ! Pourquoi ne pas proposer des clubs de lecture dans les entreprises et des réunions en marchant ? Tout le monde s’en porterait tellement mieux ! Parmi les livres à avoir sous la main : Etienne de la Boétie et son lumineux Discours de la servitude volontaire ; toujours et encore Les essais de Montaigne et plus proche de nous… L’art de la guerre de Sun Tzu. Parce que je viens de le lire et d’en faire la chronique pour la rubrique mensuelle de la newsletter de l’association Information Presse & Communication, je ne pourrai que vous recommander de puiser dans Les magiciens, le nouveau livre d’Alexandre Jardin (Albin Michel). Une invitation à « se donner le courage d’être soi et de penser par soi-même ».

Quel est votre coup de cœur du moment et votre livre de chevet ?

Parmi les nouveautés de cette rentrée littéraire que j’ai inévitablement suivie à travers le prisme de la thématique de la famille et de la transmission, j’ai eu un réel moment d’émotion à voyager au Japon, grâce au nouveau roman de Muriel Barbery, Une heure de ferveur paru chez Actes Sud. On y découvre le destin bouleversant de Haru Heno, un marchand d’art japonais, esthète, en quête d’harmonie, d’amitié et de beauté. Par suite d’une relation éphémère, il devient père malgré lui, mais il ne pourra jamais connaître sa fille : la mère le lui interdit. Toute sa vie en est bouleversée. Ce roman qui s’inscrit dans le prolongement de son précédent roman Une rose seule en 2020, aborde l’implacabilité de la marche du temps. J’en ai apprécié la structure subtile et l’écriture ciselée. Je me réjouis de savoir que pour ce sixième roman, Muriel Barbery fait partie de la première sélection du Prix Goncourt. Quant à mon livre de chevet, il s’agit plutôt d’une pile, avec des titres que je relis et ouvre régulièrement, dans lesquels je puise des clés autant que des messages. On y trouve Aïe mes aïeux de Anne Ancelin Schûtzenberger, mais aussi L’esprit de Solitude de Jacqueline Kelen, Le livre de l’intranquillité de Pessoa, ou bien encore François Cheng et ses Cinq méditations sur la mort, autrement sur la Vie.

Marc Michiels

Marc Michiels

Rédacteur en chef : "Donner la parole à l’autre sous la forme d’un propos est en quelque sorte se donner à lire, comme une part de vérité commune, un accompagnement…" / Retrouvez-moi sur LinkedIn

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