bubbleYou, une plateforme sociale qui fait prospérer votre communauté

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Interview Tarek Messadi, Fondateur et CEO de BubbleYou : Aujourd’hui, il y a une prise de conscience sur la valeur qu’ont nos données. C’est une réelle intrusion dans la vie privée des individus.

#ParoledExpert

Dans un contexte où les réseaux sociaux semblent ressembler à une hydre parfois soucieuse du bien commun, mais le plus souvent, exacerbant la surveillance, le paraître et la violence… Il apparait de plus en plus nécessaire de redéfinir sa présence sur le digital ! Et sans doute, que le moment est venu de migrer vers des solutions mieux pensées et plus sécurisées.

Certaines marques, associations, campus, entreprises qui souhaitent fédérer une communauté en toute sécurité choisissent de créer leur propre plateforme privée, plus à même de répondre à leurs besoins.

Nous avons voulu en savoir plus en interrogeant Tarek Messadi, Fondateur et CEO de BubbleYou, Cyril Mauger, Directeur marketing et Maïssa Larbi, Responsable du pôle analyse marketing.

Nous avons une motivation sans faille à construire un monde digital sécurisé où les données personnelles de chaque individu seront protégées dans le respect des normes européennes, a contrario des solutions américaines. Notre ambition est de construire des solutions digitales qui correspondent à nos valeurs, humaines, bienveillantes et respectueuses de la vie privée de chacun. C’est dans ces conditions que nos outils pourront faire écho dans la vie des gens et apporter de vraies solutions.

Tarek Messadi, Fondateur et CEO de BubbleYou.

BubbleYou est une plateforme collaborative, pourquoi pensez-vous que c’est le moment pour les marques, les associations, de proposer ce type d’interface et quelles sont ces spécificités par rapport à d’autres ?

Cyril Mauger :

C’est le moment car il existe très peu de solutions qui répondent à ce type de demande, c’est-à-dire aux besoins d’échanges sécurisés d’une communauté. Qui plus est, la nôtre est non américaine et hautement personnalisable. Nous voyons régulièrement ces dernières années la nécessité d’une plateforme sécurisée, entre la mise en place de la règlementation générale sur la protection des données et les critiques régulières sur le mode de fonctionnement de Meta (anciennement Facebook) et Google qui se nourrissent de données personnelles pour s’enrichir.

Aujourd’hui, il y a une prise de conscience sur la valeur qu’ont nos données. C’est une réelle intrusion dans la vie privée des individus. C’est pour cela que les groupes, tels que les communautés fédératives, associatives, choisissent de migrer vers des réseaux sociaux privés et sécurisés.

Les associations caritatives, par exemple, utilisent énormément la communication intracommunautaire avec des envois de courriers, de mails, de votes, d’appels aux dons ou au bénévolat. Ces différentes actions demandent beaucoup d’argent et d’énergie. Notre plateforme offre la possibilité de faire tout cela, le fameux « all-in-one » où il est également possible de faire ces dons, de régler sa cotisation, de tchatter, d’organiser des évènements, de partager des documents, etc. C’est une petite révolution au quotidien, avec des résultats rapides.

De surcroît, les données ne sont pas à vendre donc les communautés sont libres d’échanger des idées, des avis, des points de vue, en sachant que tout cela sera protégé.

Tarek Messadi :

L’objectif est de pérenniser et de faire prospérer sa communauté grâce à l’engagement des membres.

Cyril Mauger :

Oui, transformer « les consommateurs » en ambassadeurs de marques, comment il est possible de gérer le « brand love ». La plupart des grandes marques hésitent à utiliser les réseaux sociaux car on y trouve autant de lovers que de haters. C’est assez difficile de contrôler l’image d’une marque sur les réseaux sociaux.
Par contre, en identifiant de possibles ambassadeurs de marque et en les manageant, là on offre une plateforme géniale parce que la marque peut discuter en communauté avec eux et échanger dans un endroit à la fois collaboratif, et respectueux de chacun contrairement aux réseaux sociaux publics.

Avec BubbleYou, les marques peuvent discuter avec leurs potentiels ambassadeurs des nouveaux services, des exclusivités, des produits pas encore sortis sur le marché et même des essais tests, en toute sécurité.

La personnalisation et la sécurité sont des points forts de la solution, vous pouvez nous expliquer la raison ? Comment cela est garanti ?

Tarek Messadi :

Les administrateurs de la communauté peuvent personnaliser l’interface de BubbleYou en fonction de sa personnalité, de la population des membres et de l’image qu’ils souhaitent donner à sa ligne éditoriale. Cela permet de proposer une plateforme qui ressemble à la communauté. D’ailleurs, nous le prônons : « Votre plateforme vous ressemble et pas l’inverse ». Concrètement, ce n’est pas une plateforme bleue ou violette déjà choisie avec un fonctionnement imposé comme chez certains.

Maïssa Larbi :

Nous recevons régulièrement des demandes de personnes qui souhaitent avoir une main mise complète sur la personnalisation de l’interface, y compris le nom de l’url, avec leur logo et nom apparent.

Tarek Messadi :

Nous avons d’ailleurs développé le « white label » qui permet d’avoir une personnalisation sur toute la chaîne de valeur.   

Cyril Mauger :

Par ailleurs, la sécurité est garantie car nous respectons strictement le droit européen, nous sommes totalement conformes aux règles RGPD. En tant que FrenchTech nous sommes obligés de nous plier à la réglementation européenne contrairement à nos homologues américains.

Tarek Messadi :

Comme exemple, si un utilisateur ne souhaite pas faire apparaitre ses données personnelles, il est tout à fait possible de les cacher. Les conversations en « one-to-one » sont également cryptées.

Sur la plateforme, les membres ont la possibilité de créer de nouvelles sources de revenus, vous pouvez nous en dire quelques mots ?

Cyril Mauger :

Oui, il y a de nombreux moyens de création de sources de revenu sur la plateforme. Il y a des possibilités de dons, d’organiser des évènements virtuels ou physiques payants. La plateforme garantie les transactions en toute sécurité. Nous travaillons sur d’autres sources de revenus, mais nous en dirons plus un peu plus tard…

BubbleYou permet de mesurer le niveau d’engagement individuel, ainsi que des sujets ou communications qui ont suscités le plus d’interactions. Pouvez-vous nous donner un cas concret ?

Cyril Mauger :

Nous avons développé un module qui permet de mesurer cela.

Comment voyez-vous à l’avenir nos échanges ? Un monde d’interaction phygital, ou un monde où il y aura des connectés et les autres, où un méta monde exclusivement ?

Cyril Mauger :

Je pense que c’est un faux problème. Chaque fois qu’une nouvelle technologie arrive dans le monde, cela créer de nouvelles interrogations, les gens vont-ils se couper des relations directes ?
Je ne crois pas qu’il y ait un monde tech qui puisse remplacer le monde humain, c’est, au contraire, un complément !

Alors oui ça peut créer des dépendances mais ça offre aussi de nombreux avantages.

La crise sanitaire a d’ailleurs permis de réaliser que rien ne remplaçait les interactions sociales physiques. Il est devenu évident que même avec internet, le téléphone, etc. nous avons besoin de relations directes. Les gens ont souffert de l’isolement alors même qu’ils n’étaient pas seuls virtuellement. Dès qu’il a été possible de se retrouver en face-à-face, les lieux de rencontres ont été submergé. L’Homme est un être social et ne cessera de l’être.
On peut temporairement remplacer la relation humaine mais jamais complétement, car le besoin de se voir physiquement reste présent. La technologie ne fait qu’accompagner l’être humain dans son chemin.

Tarek Messadi :

Exactement, nous n’avons pas vocation à remplacer l’Homme. C’est comme lors de la révolution industrielle, on avait peur que les automates remplacent les Hommes. Et bien le numérique, c’est pareil ! L’aspect social ne changera jamais, mais il sera au contraire, facilité.

Cyril Mauger :

Nous avons connu la révolution industrielle, puis digitale. Cette dernière est très représentative de ce que l’être humain est. Et on n’est jamais revenu en arrière dans l’histoire. Alors oui, nous avons les films futuristes américains qui peuvent inquiéter sur la projection permanente d’un monde déshumanisé. En réalité, l’être humain reste décideur de ce qu’il fera de la technologie. C’est pour cela que nous avons créé BubbleYou, pour favoriser le positif, la bienveillance, le respect et la considération dans les échanges digitaux.

Si vous aviez un conseil à donner à nos lecteurs, DirMarCom, sur leur présence sur les médias sociaux quel serait-il ?

Cyril Mauger :

On ne peut vous accuser d’attentat à la pudeur que si vous vous découvrez. Pourtant, les réseaux sociaux motivent sans cesse à se découvrir d’une part, puis à juger et condamner d’autre part. Donc, je pense qu’il faut être particulièrement vigilant sur les informations que l’on divulgue afin de ne pas se piéger. De mon point de vue, il est important d’utiliser les réseaux sociaux avec légèreté, comme d’un outil de loisirs. Avec les réseaux sociaux américains, il faut être léger. En revanche, pour parler de sujets sérieux, sensibles il faut utiliser des outils plus sécurisés comme le nôtre !

Marc Michiels

Marc Michiels

Rédacteur en chef : Donner la parole à l’autre sous la forme d’une tribune, une interview est en quelque sorte se donner à lire, comme une part de vérité commune… / Retrouvez-moi sur LinkedIn

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