Être un décodeur de vie, ça veut dire quoi ?

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Interview Laurent FRANCOIS-EUGENE, CEO de Maverick Communication. Créateur de Podcasts comme Le Décodeur de la Com, Je Suis et Music Non Stop : Aux jeunes je dis toujours : n'ouvrez pas la porte ; fracassez-la

#JaimeLaCom

Laurent FRANCOIS-EUGENE, CEO de Maverick Communication | Créateur de Podcasts comme Le Décodeur de la Com, Je Suis et Music Non Stop, un petit dernier sur le monde de la musique, est à l’honneur sur Culture RP.

Pourquoi allez-vous me demander ?

La réponse est simple, nous aimons sa démarche, son professionnalisme, son caractère entier, ses interviews cousus de fil d’or. Et parce qu’il préférera toujours aller au contact, privilégiant l’humain, en interrogeant, avec d’autres, le pourquoi de ce monde qui tourne toujours trop vite ! Quitte, à oublier la fin du jour – par trop d’humanité et d’échanges à battons rompu -, que le monde flottant ou le rêve n’est pas loin et qui élève, très haut, si le mélange des mots agis avec la sonorité des pulsations du cœur, mais pas seulement… !

Face à une réalité parfois trop violente, mais toujours présente…
Un monde, qu’il faut d’urgence remettre en apprentissage et en perspective utile, pour s’intéresser au pourquoi des choses et ou l’éducation doit être un mode de vie et non une contrainte.

Comme disait Martin Luther King : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».

Décrypter les métiers de la sphère communication est-il devenu une passion à mission ?

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours adoré la radio, sans jamais avoir rêvé en faire. A partir de juin 2020, alors que l’équipe de mon agence était en full remote, des dizaines de jeunes ont commencé à m’appeler, me demandant s’ils pouvaient faire leur stage ou alternance chez Maverick.
Ne pouvant pas conseiller ou embaucher tout le monde, j’ai décidé de créer un podcast, cousin digital de la radio, où des pros de la communication feraient part de leur expérience et donneraient des conseils de carrière aux jeunes.

C’est sur le tas que j’ai appris le podcast, qui est aujourd’hui devenu une passion et un business, puisque mon agence, Maverick, a produit plus de 350 épisodes pour ses clients en 2 ans.

Ceci dit, et c’est de loin le plus important, j’espère que le Décodeur de la Com aide notre jeunesse à y voir plus clair dans les métiers de notre beau secteur.

Pourquoi aimes-tu faire parler les autres, les yeux dans les oreilles ?

J’aime les gens, écouter leur histoire et leur parcours. Par dessus tout, j’adore les faire parler de leur métier, de leur expérience ou encore leur passion. Je me dis à chaque fois que si cela peut aider un jeune à trouver sa vocation, j’aurai au moins servi à ça sur cette terre !

Qu’ont-ils à nous apprendre professionnellement et personnellement ? Et toi, qu’en retiens-tu ?

Les métiers de la communication, du marketing et du digital évoluent vite. Très vite. Écouter d’autres professionnels permet de se tenir informé des nouveautés. Pour ma part, cela me permet de rester au goût du jour et d’échanger sur des thématiques qui me tiennent à cœur dans le secteur comme les compétitions, le manque de Diversité, l’inclusion, le digital, etc.

Bref, je me couche moins bête chaque soir grâce à mes invités, ce qui est magique.

Existe-t-il une approche différente entre la sélection de tes invités et ce que tu souhaites mettre en avant pour tes trois Podcasts ?

Non, pas particulièrement. Chacun de mes podcasts fait la part belle à la passion. Qu’elle soit de son métier ou d’un art.

C’est quoi ton secret d’une émission dont tu es le plus fier ? Et si tu devais choisir entre toutes celles que tu as déjà réalisées ce serait laquelle pour tes deux très beaux Podcasts, Le Décodeur de la Com, Je Suis un invité(e), un sujet, une émotion, un « voyage » en particulier ?

Ce n’est pas un scoop mais l’émotion est pour moi le secret d’un podcast réussi. Si mon invité débite son discours comme un robot, inutile de dire que les auditeurs vont fuir. Fort heureusement, je n’ai eu que des invités très cool, qui ont compris que la langue de bois et le pilote automatique ne fonctionnent pas.

La plupart du temps, je rigole bien, hors antenne, avec mes invités ce qui suffit à mon plaisir.

Concernant mes invités du Décodeur de la Com, j’avoue que Marion Ramassamy, à l’époque Dircom adjointe de Biocoop, m’a fait très forte impression tant elle est passionnée par son métier. Elle en parle sur un ton enjoué, ultra contagieux.

Dans un style tout en maîtrise, Fred Fougerat, qu’on ne présente plus, est lui aussi un invité que tout podcaster rêve d’avoir à son micro.

Côté com territoriale, Marc Thébault, aujourd’hui consultant, fait également partie du Panthéon de mes super invités. Idem pour Marie-Doha Besancenot, Dircom d’Allianz. Avec laquelle nous avons abordé la littérature américaine au même titre que la rédaction des discours de François Fillon ou l’empowerment des jeunes filles.

Enfin, Pierre Auberger, dircom du Groupe Bouygues. Il m’a particulièrement impressionné par sa prestance et son charisme. J’avais devant moi un capitaine de marine doublé d’un homme sans chichi.

J’en oublie évidemment mais je tiens à dire que j’ai toujours eu de la chance. Tous mes invités du Décodeur de la Com ont été adorables. Pas de « melonite aiguë » chez eux et j’ai toujours été superbement bien reçu !

Pour mon autre podcast, qui s’appelle tout simplement « Je Suis »et qui traite des métiers méconnus, j’ai un coup de cœur pour Nanou et Viviana.

Nanou est thanatopracteur ; elle m’a parlé de son boulot fort peu commun avec une très grande humanité.
Viviana est quant à elle lobbyiste chez France Assureurs. Elle est absolument passionnée par son job et son secteur. Un vrai bonheur !

Honte à moi, j’allais oublier l’incroyable Christel de Foucault, recruteuse qui aide les demandeurs d’emploi à trouver un job. Et qui la MC du Game Linkedin avec une communauté de 250 000 abonnés.

Quels mots préfères-tu ? Te font ils penser à quoi de façon instinctive ? Le cœur, l’âme, la raison, la communication, l’éducation, l’engagement, l’influence, le doute, être un leader, la contradiction, la révélation, l’échec, la réussite, le marketing, les marques, le don et l’amour…

Les mots que je préfère sont les suivants : le cœur, la communication, la réussite, le don et l’amour.
Sans cœur, rien ne se passe. Saint-Exupéry disait qu’on ne voit bien qu’avec lui. Le grand Antoine a bien raison.

La communication : c’est de très loin le plus beau métier du monde. Certes, c’est stressant, on n’y fait pas nécessairement fortune, mais quel plaisir de voir sa campagne cartonner.

La réussite. Je considère que ma vie est réussie : j’ai une femme que j’aime et qui m’aime, j’ai une fille de 10 ans qui est podcasteuse/tiktokeuse et qui veut faire de « l’aesthetics » dans la vie et mon agence se porte bien. What else ?

Enfin, le don et l’amour ne font qu’un. Donner est un acte d’amour, surtout si vous n’attendez rien en retour.

La musique semble être un moteur dans ta vie, quels sont tes trois auteurs ou groupes qui t’accompagnent toujours aujourd’hui ? Et d’ailleurs, préfères-tu les mots au son, ou à la sonorité des mots ?

La communication est mon métier depuis 1999 et j’adore ce que je fais. Mais ma grande passion est la musique. Les 3 artistes qui m’accompagnent depuis toujours sont The Police, Curtis Mayfield et Gainsbourg.

Police est le groupe qui m’a fait jouer de la batterie : un jour j’ai voulu faire comme Stewart Copeland et j’ai troqué mes crayons de dessinateur contre une paire de baguettes. Mes voisins s’en souviennent encore.
Curtis Mayfield est pour moi l’un des 3 saints de la soul/funk avec Stevie Wonder et Marvin Gaye. L’intégralité de son œuvre est à la fois sociale, funky et un hymne à l’amour.

Quant à ce bon vieux Serge, c’est de très loin l’artiste français qui a le plus rythmé mon adolescence entre billets de 500 balles brûlé à la télé, frasques alcoolisées et disques de chevet.

Concernant les mots, je les trouve plus beau lorsqu’ils sont accompagnés de son et de musique.

Si tu devais choisir une citation qui symbolise ton rapport au monde, ou sinon, plus simplement qu’est-ce que tu aimerais que ta fille, tes proches disent de toi ?

Lorsque je suis devenu franc maçon, mon testament profane disait que je voulais qu’on retienne de moi que j’ai été un homme heureux. Tout est dit.

Si tu avais un conseil à donner aux jeunes qui s’engagent dans la vie active, mais pas seulement aux DirMarCom, tu aurais envie de leur dire quoi ?

Aux jeunes je dis toujours : « n’ouvrez pas la porte ; fracassez-la ».

Si tu n’insistes pas, tu n’as rien. Et c’est encore plus difficile quand tu t’appelles Mohamed ou Aïssatou. Donc pas le choix : il faut tout péter pour s’en sortir et réussir.

Aux dirmarcoms je dirais d’arrêter les réunions et de prendre plus de risques, même si je suis du côté des entrepreneurs et que nous sommes, par essence, des preneurs de risques.

Marc Michiels

Marc Michiels

Rédacteur en chef : Donner la parole à l’autre sous la forme d’une tribune, une interview est en quelque sorte se donner à lire, comme une part de vérité commune… / Retrouvez-moi sur LinkedIn

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